Le Moyen Âge est une période historique difficile à définir. Aucun journal n'a publié un titre comme: «Aujourd'hui marque le début du Moyen Âge!». Les livres histo-riques retiennent diverses dates pour le début du Moyen Âge : l'édit de Milan de Constantin en 313, le concile de Nicée en 325, la chute de Rome en 410 ou la chute du dernier empereur romain en 476. Dans le cadre de cette leçon, je considère l'ascension du pape Grégoire «le Grand» en 590 comme le début de cette période, car le règne de Grégoire marqua un tournant dans la course de l'Église catholique à la suprématie.
Les historiens ne sont pas non plus unanimes sur la fin du Moyen Âge. Certains le terminent avec les croisades en 1095 et d'autres avec la chute de Constantinople en 1453. J'ai retenu 1517 parce que les Quatre-vingt-quinze thèses de Luthermarquent le début du déclin du pouvoir temporel de l'Église catholique romaine.
Les dates en soi ne sont pas les seules sources de difficultés, le tri des événements à étudier pose des défis également. En guise d’un tableau complet, j'ai choisi des sujets ayant directement rapport au développement de l'Église médiévale. En raison de cette approche, cette leçon se dérobe à la rigueur chronologique. La chronologie ci-dessous vous aidera à mettre en ordre les événements de cette leçon qui se porte sur le début du Moyen Âge. La leçon 7 couvrira le restedu Moyen Âge.
Date ap. J.-C.
Événements Clés
590
Grégoire devint pape
7ème siècle
La montée de l'Islam
756
La "donation de Pépin" confère le contrôle
d'une bonne partie de l'Italie à l'Église
catholique romaine
800
Courronement de Charlemagne par le pape
962
Otto I est courronné Empereur du Saint empire
1054
Début du schisme Est-Ouest
Léon et Grégoire - Les «premiers papes»
Tout comme les dates du Moyen Âge ne font pas l’unanimité, il y a aussi désaccord sur le premier pape. L’Église catholique affirme que Simon Pierre était le premier «évêque de Rome» ou pape. Cependant, la plupart des historiens considèrent deux évêques, Léon ler (440-461) et Grégoire ler (590-604), comme étant les premiers évêques à occuper un poste similaire à celui de la papauté moderne.
Léon se réclama le titre de successeur de l'apôtre Pierre, se haussant ainsi à la tête de toute la chrétienté. Dès son pontificat, l'évêque de Rome n'était plus considéré comme l'un des évêques, mais le premier évêque dont l’autorité surpassait celle de tous les autres. Comme nous l'avons vu dans la leçon 3, la Tome de Léon défendait la foi orthodoxe au concile de Chalcédoine. Les évêques occidentaux acceptèrent donc sans sourciller ses revendications de primauté.
En plus du soutien bénéficié au sein même de l’Église, Léons’empara du pouvoir en raison de la faiblesse des dirigeants politiques de Rome. L'empereur Valentinien III, pour gagner le soutien politique de Léon, approuva du sceau de l'empire la prétention de suprématie de l’évêque. Quand Attila le Hun attaqua l'Italie en 452, ce fut l’évêque et non l'empereur qui rencontra Attila à la frontière de Rome pour le persuader de se retirer. En 455, les vandales conquièrent Rome (de nouveau). Encore une fois, le pape Léon négocia avec le roi des Vandales, obtenant ainsi la promesse de la protection des civils.
L’autre évêque considéré comme étant le premier pape est Grégoire «le Grand». Grégoire, originaire de Rome, devint un homme politique puissant et finit par remplir les fonctions de préfet (maire) de la ville. A trente ans, Dieu l'appela au ministère. Grégoire distribua tous ses biens et prit le chemin du monastère.
En 590, Romeconnut une série de catastrophes: inondations, attaques de barbares et épidémies. Au lieu de se cacher dans le monastère, Grégoire risqua sa vie pour soigner les malades. À la mort de l'évêque lors de la peste, Grégoire fut nommé évêque de Rome contre son gré. Bien que Grégoire ne se soit jamais appelé pape, il revendiqua le pouvoir qui est maintenant associé au pape catholique romain. Pour cette raison, il est souvent considéré comme le premier pape moderne.
► Si vous vivez dans un pays où l'influence de l'Église catholique romaine est forte, demandez à des étudiants d'étudier l'église catholique de votre communauté. Qu’ils considèrent dans leurs réflexions les deux questions suivantes:
Pourquoi l'église catholique est-elle populaire dans la communauté?
Que peuvent faire les chrétiens évangéliques pour amener les catho-liques à une connaissance personnelle de Jésus-Christ comme leur sauveur?
Personnalité Chrétienne À Connaître: Le Pape Grégoire
La contribution de Grégoire dans les missions. Une fois dans son enfance, Grégoire fut témoin d’un débarquement d’esclaves venus d’Angleterre dans le port de son pays. Dès ce jour, il sentit peser sur lui le fardeau d'évangéliser le peuple britan-nique. La Grande-Bretagne avait été évangélisée au quatrième siècle. Cependant, au Ve siècle, des barbares anglo-saxons l’envahirent et détruisirent les églises.En 596, Grégoire envoya un groupe de quarante moines bénédictins pour évangéliser les Anglo-Saxons. Ils établirent une mission chrétienne et l'un des moines du nom d’Augustin devint l'évêque de Cantorbéry, ville qui deviendrait à l’avenir le centre du christianisme anglais.
La contribution de Grégoire au chant liturgique. Grégoire est surtout connu pour ses réformes de la musique ecclésiale et de l’organisation de la liturgie.Jusqu'à la fin du XXe siècle, la plupart des cantiques que l’on chantait dans les églises catholiques s'appelaient «chant grégorien», du nom du pape Grégoire.
La direction de l'église par Grégoire. Bien que Grégoire ne fût pas un savant intel-lectuel de même calibre qu’Augustin ou Jérôme, il était probablement le leader le plus compétent à avoir occupé la fonction de pape. En outre, il éprouvait une grande sympathie pour les besoins humains. Contrairement à Léon qui se donnait le titre de Pontifex Maximus («Pontife suprême»), Grégoire adopta celui de «serviteur des serviteurs de Dieu.» La grande réputation de Grégoire repose principalement sur sa volonté et sa capacité à organiser la bureaucratie de l’Église pour répondre aux besoins de membres.
La théologie de Grégoire. Malheureusement, les enseignements de Grégoire en matière de théologie ont éloigné l'Église catholique des Écritures. Grégoirefut à l’origine des doctrines les plus destructrices du catholicisme romain.
Grégoire mit la tradition sur le même pied d'égalité que les Écritures.
Grégoireintroduisit la doctrine du purgatoire, lieu de purification des chrétiens après la mort.
Grégoire enseigna que le pardon de Dieu réclame des actes de pénitence plutôt que la foi en l'œuvre expiatoire de Christ.
Grégoire enseigna que l'intercession des saints disparus profite aux croyants vivants. De ce fait, il encouragea la collecte de reliques associées aux martyrs et aux saints du passé.
Grégoire enseigna la doctrine de la transsubstantiation, l’enseignement selon lequel les éléments de la Cène sont transformés en corps et en sang de Christ. La messe est désormais la reconstitution de la mort de Christ au nom de l'adorateur.
… Du Passé Jusqu’à Aujourd’hui … Contextualisation De L'évangile[1]
La mission de Grégoire en Grande-Bretagne fournit de précieuses leçons à l'Église contemporaine. Augustin et les moines qui l’accompagnaient en Grande-Bretagne y trouvèrent un public réceptif. En l’espace d’un an, le roi Ethelbert et 10 000 anglo-saxons furent baptisés.Augustin se préoccupait de la méthode à utiliser pour ame-ner ces nouveaux convertis dans l'église, car il ne se contentait pas d'une conver-sion superficielle. En 601, lorsqu’Augustins’adressa à Grégoirepour lui demander des conseils à ce sujet, l’évêque lui écrivit une lettre qui devint un classique dans toute l'histoire des activités missionnaires.
Grégoire conseilla à Augustin de contextualiser l'évangile pour le peuple anglo-saxon. Grégoire lui dit:
« Les idoles doivent être détruites. Mais, si les temples sont bien construits, il est louable de les détacher du service du diable et de les dédier au culte du vrai Dieu. »
« Il faut remplacer les sacrifices aux faux dieux («démons») par des fêtes «en l'honneur de Dieu… Qu’ils témoignent leur gratitude au Pourvoyeur de toutes les bonnes choses. Si nous leur permettons ces joies extérieures, ils sont plus sus-ceptibles de trouver leur chemin vers la vraie joie intérieure. »
« Il conseilla à Augustin de faire preuve de patience envers les nouveaux convertis tout en les guidant dans leur nouveau mode de vie. «Celui qui décide d’escalader une haute montagne progresse à petit pas et non par des sauts ou des bonds. »
Timothy Tennent fait ressortir trois leçons ayant rapport à la contextualisation de l’évangile telle que la lettre de Grégoire la présente:
(1) Dans La Mesure Du Possible, Il Faut Fléchir La Culture Pour Qu’elle S’adapteau Message De L’évangile. Grégoiredemanda à Augustin de détruire les idoles païennes. Mais au lieu de détruire les bâtiments des temples, il devaitles convertir en églises.
(2) Si Possible, Il Faut Substituerd’autres Pratiques Aux Anciennes Pra-Tiques Païennes. Grégoire comprit qu'il ne suffisait pas de condamner les pratiques païennes; il fallait introduire de nouvelles pratiques qui hono-rent le message de l'évangile. Si certains d’entre-nous peuvent ne pas être d'accord avec les conseils de Grégoire, de nombreux missionnaires ont suivi son principe au fil des siècles.
Par exemple, la «Journée de nettoyage des tombes» est un jour où les chinois non chrétiens se rendent sur la tombe de leur famille pour adresser des prières à leurs ancêtres. En ce jour, de nombreuses églises en Taiwan organisent un service spécial permettant aux chrétiens d’honorer l'héritage familial sans participer au culte des ancêtres. Ces chrétiens arrivent à adopter une fête célébrant la famille à la place d’une pratique païenne.
(3) Il Faut Que Les Nouveaux Convertis Apprennent Progressivement Àtransformer Leur Manière De Vivre. Grégoireadmit qu'il fallait accorder du temps aux convertis saxons pour qu’ils pussent comprendre pleine-ment tous les aspects de la foi et de la pratique chrétienne. Il encou-ragea donc Augustin à être patient avec les nouveaux croyants.
L’épître de Paul aux croyants d'Ephèse dans le Nouveau Testament peut servir d’exemple. Ces néophytes grandissaient et vivaient dans un cadre païen dont il fallait abandonner les pratiques. Paul les adressa la lettre en vue de les guider dans leur manière de vivre la nouvelle foi chrétienne. L’apôtre les exhorte énergiquement à vivre selon la vocation qu’ils avaient reçue de Dieu. Il leur dit :
« …Vous avez été instruits à vous dépouiller, eu égard à votre vie passée, du vieil homme qui se corrompt par les convoitises trompeuses, à être renouvelés dans l'esprit de votre intelligence, et à revêtir l'homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité. »[2]
Paul n’a jamais prévu une situation de vie chrétienne perpétuelle dans le péché. Car, dans les versets suivants, il explique en toute patience comment cette vie transformée se manifestera au travers de leur caractère, de leur vie de famille et de leur comportement au jour le jour. En tant qu'évangélistes, nous ne devons jamais justifier une vie d’iniquités. Mais il faut instruire patiemment les nouveaux croyants à marcher d’une manière digne de leur foi chrétienne. Il ne suffit pas de prêcher un message de conversion, pour ensuite laisser les nouveaux «bébés en Christ» à se débrouiller tous seuls. Nous devons consacrer du temps à la formation des nouveaux chrétiens à la maturité.
[1] Adaptation de Timothy C. Tennent, Invitation to World Missions (MI: Kregel Publications, 2010), 236-240.
Il a été question dans la leçon 3 du début du mouvement monastique, mouvement qui passa graduellement de l’état d’isolement à celui d’intégration communautaire.
Au 3ème siècle, un égyptien nommé Antoine vendit ses biens, en distribua l'argent aux pauvres et se réfugia dans une grotte où il passa le reste de sa vie. L’évêque Athanase écrivit un document titré la vie d'Antoine qui inspira de nombreuses personnes à suivre l'exemple d'Antoine. Simon (le Stylite) vécut trente ans au sommet d’une colonne de vingt mètres. Les moines du désert accordaient une grande importance à l'isolement et à l'ascèse.
Vers 520, Benoît de Nursie établit un monastère à Monte Cassino. Il rédigea un guide, la Règle, qui fut à l’origine de l’expansion du mouvement monastique. Plutôt que l'isolement, la Règle de Benoît mettait l'accent sur la pratique quotidienne de la lecture biblique, de la prière et le travail. Les monastères bénédictins priorisaient la communauté, l'éducation, la mission et les travauxmanuels plutôt que l’ascétisme.
En 589, des assaillants barbares brûlèrent les monastères de Benoît. Les moines s'enfuirent à Rome. En ce moment Grégoire venait tout juste d’occuper le poste d'évêque de Rome. Il fut particulièrement impressionné par la Règle de Benoît. En quête de missionnaires pour l'Angleterre, Grégoire fit appel à quarante et un moines bénédictins. Tout au long du Moyen Âge, les monastères exercèrent une grande influence sur l'Église catholique romaine.
Les erreurs du mouvement monastique sont faciles à identifier:
Tentative de gagner la faveur de Dieu par les œuvres plutôt que par la justification par la foi.
L’application des exigences non bibliques en matière du célibat ayant pour résultat l’apparition d’un code éthique pour les moines et à un autre moins rigide pour les chrétiens ordinaires.
Accumulation excessive de la richesse par des monastères,ouvrant ainsi la voie à l’orgueil et la paresse. À la fin du Moyen Âge, les moines étaient caricaturés comme des clercs gras et paresseux se nourrissant des pauvres.Malheureusement, cette caricature était parfois fidèle à la réalité!
Il est plus difficile pour nous, protestantsévangéliques, de percevoir les points forts de ce mouvement. Cependant, les moines apportèrent un certain nombre de contri-butions importantes au monde médiéval. On peut soutenir que la préservation de la civilisation a été rendue possible durant cette longue période de plus de mille ans grâce aux travaux des moines. Parmi ces contributions, il convient de mentionner:
La préservation du savoir entre 500 et 1 000 par les monastères. De nombreux moines ont consacré leur vie à copier les anciensmanuscrits.Une grande partie de la littérature ancienne (y compris les classiques grecs et de nombreux manuscrits bibliques) aurait été perdue s’elle n'avait pas été copiée à la main par des moines de différentes générations.
Le service des moines à leurs communautés. L’éducation des enfants était généralement prise en charge par les monastères. Au huitième siècle, Charlemagne ordonna que chaque monastère disposât d’une école. Les voyageurs pouvaient espérer trouver un endroit où passer la nuit dans un monastère. Les malades allaient se faire soigner dans des monastères. Les fermes situées sur les terres d'un monastère servaient souvent de modèle aux agriculteurs locaux qui en bénéficièrent les techniques de cultures.
Les moines étaient les principaux missionnaires au Moyen Âge. Columba, un moine d'Irlande, évangélisa les Écossais. Aidan, originaire d'Irlande également, gagna les habitants du nord de l'Angleterre. Boniface quitta l’Angleterre pour aller prêcher dans ce un qui est maintenant la France et l'Allemagne. Il est connu comme l’apôtre de l’Allemagne et figure parmi les personnalités les plus influentes de l’histoire de l’Europe. Deux frères, Cyrille et Méthode, étaient des moines qui traduisirent la Bible en slave et évangélisèrent la Moravie et la Bohême. L'historien Mark Noll dit que presque toute l'évangélisation interculturelle au Moyen Âge a été faite par des moines.[1]
La Réforme est née dans les monastères. La ferveur spirituelle de certains moines comme Bernard de Clairvaux, Saint Thomas d'Aquin, Martin Luther et Thomas Kempis encourageait la fidélité au Christ à une époque où une grande partie de l'Église se livrait à la recherche de l’influence politique et la richesse temporelle.
► De nombreux aspects du monachisme contredisaient le message biblique. Cependant, les moines fidèles essayaient d'obéir à l’ordre de Christ d'être dans le monde sans en faire partie.[2] Quelles leçons les moines du Moyen Âge peuvent-ils nous apprendre pour l'église contemporaine? Le modèle monas-tique de discipline spirituelle enseigne-t-il des leçons aux chrétiens actuels?
[1] Mark Noll, Turning Points: Decisive Moments in the History of Christianity, 3rd ed. (MI: Baker Academic, 2012), 92.
Avec la chute définitive de Rome en 476, le sort de la civilisation occidentale était en jeu. Au cours des siècles qui vont suivre, l’ancien Empire romain serait privé de gouvernement, de lois, d’écoleset d’un système monétaire unique. Un système féodal allait donc naitre. Le féodalisme est le système dans lequel de riches proprié-taires terriens («seigneurs») font cultiver leurs domaines par des paysans ou vassauxà qui ils offrent une certaine protectionen retour. Ces vassaux recevaient de la nourriture pour survivre, mais rien de plus signifiant.
L'Europe moderne prit naissance à partir de ce chaos, principalement sous l'influ-ence du christianisme. Après la chute de Rome, l'Église chrétienne était la principale force unificatrice en Europe.
Les Francs étaient une force politique originaire de l'Allemagne de l'Ouest. Bien qu'ils aient été païens, leur chef, Clovis, se convertit au christianisme en 496. Lors du baptême de Clovis, 3 000 membres de son armée le rejoignirent dans l’eau. En l’an 600, les Francs contrôlaient une grande partie de l'Europe centrale.
En 324, Constantin avait établi la capitale orientale de l'Empire romain à Byzance, renommant ainsi la ville de Constantinople. L'Empire romain oriental (également appelé l’Empire byzantin) survivra jusqu'en 1453, année de sa destruction par des armées musulmanes. Après la chute de Rome, les empereurs de Constantinople et les papes de Rome allaient bientôt se chamailler. Tandis que les empereurs orien-taux étendaient leur territoire à l'ouest, le pape cherchait des alliés politiques. Le soutien des Francs à l'Église romaine conféra un grand pouvoir politique aux papes.
Malheureusement, le christianisme chez les francs était instrumentaliséau service de la politique plus qu’au service de la foi. Les francs admiraient l'apôtre Pierre qui voulut faire usage de son épée. L’«évangélisation» à l’épée allait être une pratique courante tout au long du Moyen Âge. Ils considéraient Jésus comme un seigneur de guerre glorifié, semblable à Clovis, qui fit décapiter 4 500 personnes en une seule journéelorsqu’une tribu allemande refusa le baptême, puis il retourna dans le camp de l’armée pour fêter Noël. Comme vous pouvez l'imaginer, la plupart des gens sous le contrôle de Clovis avaient accepté le baptême. Des conversions de masse furent causées par un dirigeant politique et non par un engagement personnel envers Christ.
Un nombre élevé de laïcs qui s’étaient convertis dans ces circonstances ignoraient tout de l'Évangile. Pour beaucoup, les supposés bénéfices octroyés par les «saints» valaient plus que Christ lui-même.Beaucoup d’entre eux croyaient que chacun des saints procurait des avantages particuliers: saint Antoine protégeait les porcs des fermiers; Sainte Geneviève guérissait les fièvres; Saint Gaule faisait pondre les poules. En fait, le christianisme, au lieu d’être une relation personnelle avec Jésus-Christ, devint une «potion magique» servant à la résolution des problèmes terrestres.
Certains noms de personnages clésà connaitre:
Charles Martel (Le Marteau)
Charles Martel (le marteau) régna de 688 à 741. Il vainquit les musulmans à la bataille de Tours en 732, mettant un terme à leur expansion en Europe.[1] Il en-couragea l'évangélisation des tribus vivant à l'est du Rhin (Allemagne moderne).
Pépin III
Pépin IIIrégna en tant que roi des francs de 741 à 768. En 756, Pépin concéda l'essentiel du centre de l'Italie au pape Étienne. La «donation de Pépin» (ainsi que la prétendue «donation de Constantin») constituaient les fondements du pouvoir politique de l’Église catholique romaine à la fin du Moyen Âge.
Charlemagne
Le fils de Pépin, Charlemagne,[2] fut couronné «empereur des Romains» le jour de Noël de l’an 800 ap. J.-C. par le pape Léon III. Ce qui est remarquable à propos de cet événement, c'est que le pape avait désormais suffisamment de pou-voir pour couronner un dirigeant politique au sein de l'Empire romain. La relation entre l’Église et l’État étaient plus étroites qu’à aucun moment de l’histoire depuis Constantin.
Cette alliance entre Léon III et Charlemagne unifial'Empire romain occidental pour la première fois depuis la chute de Rome. Charlemagne était connu comme l'empereur du Saint-Empire romain, et se considérait comme le gardien de l'Église. Tandis que le pape Léon III se considérait comme l'autorité suprême de l'Empire.
Au début de son règne, Charlemagne conquit des territoires et contraint tous ceux qui y vivaient à se convertir au christianisme. Il parvenait à contrôler plus de territoire que n'importe quel souverain après la chute de Rome. Plus d’un le considéraient comme le «nouveau Constantin» qui redorerait le blason de l’empire chrétien.
Charlemagne croyait que l'État était responsable du corps et l'Église de l'âme. Parallèlement à la théorie des «Deux cités» d'Augustin (la Cité de l'homme et la Cité de Dieu), Charlemagne proposait un royaume de Dieu avec «deux bras». Le bras spirituel était contrôlé par le pape et le bras temporel par l'empereur.
Cependant, dans la pratique, l’autorité de Charlemagne sur l'Église surpassait celle du pape. Il nommait et destituait des évêques; il ordonnait des change-ments dans la liturgie; il dictait des règles pour les monastères. Il arrivait même à mandater l'un de ses diacres de publier des sermons devant être prêchés dans tout le royaume. Comme son prédécesseur Constantin, le règne de Charle-magne démontre à la fois les avantages politiques et les dangers spirituels auxquelles est soumis l’Église lorsqu’elle s’unit avec l’État.
Otto I
Otto I régnade 962-973. Après la mort de Charlemagne, ses successeurs n’étaient plus en mesure de conserver l'empire qu'il avait créé. Cependant, l'idéal d'un empire romain unifié sous la direction conjointe de l'empereur et de l'Église attirait les papes et les dirigeants politiques. En 962, un dirigeant allemand, Otto I, rétablit le saint Empire romain germanique sur le modèle de Charlemagne.
D'un point de vue humain, il semblerait que l'église médiévale avait réussi. Elle avait augmenté considérablement son pouvoir politique et son statut social. Mais ce succès eut un coût spirituel. Pendant des siècles, une situation de tension s’établi-rait entre empereurs et papes qui se disputent le pouvoir politique. La prospérité financière et le pouvoir politique étaient devenus plus importants que l'évangile.
Au cours de ces siècles, les papes essayaient de contrôler le choix des empereurs et les empereurs tentaient d’influencer l'élection des papes. Marozia, une noble italienne, contrôlait l'élection des papes pendant soixante ans. Elle était l’assassind’un pape, la mère d'un autre et la maîtresse d'un troisième. Lorsque son petit-fils fut élu pape Jean XII, il porta un toast au diable pour le célébrer. Le pouvoir politique avait corrompu la vie spirituelle de l'Église. Le «mariage» entre l’Église et l’État était un mariage forcé qui n’avait pas réussi à promouvoir la cause de l’Évangile.
► Discutez de la relation de l’Église avec l’État sous le règne de Charlemagne. Quelle leçon spécifique pouvons-nous tirer de cette période de l’histoire de l’Église?
[1] Le chapitre 7 contient une section consacrée à la montée de l’Islam.
[2] Il s'appelait en fait «Charles Auguste», en reconnaissance de son pouvoir et de son expansion sur un territoire romain, mais il est connu sous le nom de «Charlemagne» (du latin ‘’Charles le Grand’’).
Le schisme de l’Église en église d’orient et d’occident
En 1054, le cardinal Humbert, représentant du pape Léon IX, entra dans l'église de la Sainte Sagesse à Constantinople et y déposa sur l'autelune lettre d'excommuni-cation.[1] L'excommunication signifiait que le pape catholique romain ne reconnais-sait plus les membres de l'Église d'Orient comme membres de la véritable Église.Ce schisme entre le catholicisme romain à l'ouest et l'orthodoxie à l'est était l'aboutissement de plusieurs siècles de conflit. Depuis le concile de Chalcédoine en 451, les églises d’orient évoluaient dans des directions opposées à l’occident.
Le concile de Chalcédoine reconnut l'évêque Léon de Rome comme autorité princi-pale de l'Église occidentale et l'évêque de Constantinople comme «l'évêque de la Nouvelle Rome», disposant d’une autorité égale à Léon. Dès cette période, deux leaders religieux partageaient la suprématie de l’Église :le pape de l’Église latine de l’empire occidental et le patriarche de l’Église grecque de l’empire oriental. À maintes reprises des conflits ont marqué le rapport deces deux branches du christianisme.
La Controverse Des Icônes
De nombreuseséglises orientales abritaient des «icônes» bidimensionnelles. Jean de Damas, le plus grand théologien de l'Église d'Orient, insistait sur le fait que les icônesn’étaient l’objet d’aucune vénération dans l’Église, et que leur but était de rappeler aux fidèles qui les regardaient que les saints d’autrefois se joignaient à eux actuellement durant la célébration du culte.[2]
Cependant, dans la pratique, de nombreux chrétiens ordinaires ne faisaient pas la distinction théologique établie par Jean de Damas. Ils ne distinguaient pas l'icône de la réalité spirituelle qu'elle était censée représenter. Les musulmans accusaient les chrétiens orientaux d’idolâtres en raison de l’utilisation des icônes.
En 726, l'empereur Léon III de l'Empire d'orient interdit l'utilisation des icônes. Pour Léon, c'était en grande partie une question d’ordre politique. Les icônes étaient fabriquées et distribuées par des moines qui étaient devenus une menace pour le pouvoir politique de Léon. Un conflit éclata entre les partisans des icônes et les «iconoclastes» qui, sous les ordres de l'empereur, devaient détruire les icônes.
En Occident, le pape appuya l'utilisation des images dans le culte. Finalement, le second concile de Nicée (787) se réunit pour délibérer sur la question. Les évêques statuèrent que les icônes étaient acceptables tant que l'icône elle-même n'était pas adorée. Ils affirmèrent que l’on pouvait les «vénérer», mais pas les adorer.L'inter-férence de l'église occidentale en la matière provoqua le ressentiment de beaucoup dans l'Église orientale.
La Querelle Du Filioque
En 598, le Concile de Tolède ajouta le mot latin filioque au Credode Nicée. Le credo original confessait que «l'Esprit procède du Père». Mais le credo révisé se lisait: «L'Esprit procède du Père et du Fils».
L’Église catholique romaine avança que Jean 16:7 appuyait cette modification. Mais l'Église orientale riposta énergiquement. Elle fit valoir qu’il était impossible de modi-fier lecredo de Nicée approuvé par l'Église entière (occidentale et orientale) lors du concile de Chalcédoine sans un autre concile réunissant toute l'Église.
Les théologiens occidentaux croyaient que le fait de souligner que l'Esprit procédait du Père «et du Fils» mettait l'accent sur la divinité du Fils et la protégeait de l'aria-nisme. Les théologiens orientaux croyaient que ce mot changeait la relation entre les membres de la Trinité. Si l’Occidentsouligna l'unité de la divinité, l'Église orientale accentuait les personnes individuelles de la Trinité. En 867, Mgr Photius de Constantinople condamna la modification. La querelle du filioque consacreraitla séparation complète des deux églises en 1054.
Le Schisme De 1054
Les papes qui dirigeaient l'Église au Xe siècle étaient loin d’être comparables à Léon Ier et Grégoire le Grand en matière de piété. Ils étaient souvent corrompus sur le plan éthique et dégradés moralement. Cependant, une série d'empereurs du saint Empire romain germanique s’efforçaient de réformer l'Église. En 1039, Henri III fut couronné empereur. Il était un chrétien convaincu et résolu à faire revivre l’Église catholique.
Henri III fit des manœuvres pour obtenir l'élection d'un évêque allemand sur le siège pontifical afin de contourner la politique italienne par laquelle de puissantes familles du pays contrôlaient la papauté. En 1048, un moine allemand nommé Bruno fut élu pape Léon IX.[3] La volonté de réforme d’Henry attirait le nouveau pape.Ensemble, ils s’opposaient au laxisme moral des évêques et mettaient un ter-me à la pratique de la simonie.[4] Léon IX se battit pour libérer l'Église du contrôle politique.Afin d'empêcher les prêtres de transmettre des postes ecclésiastiques à leurs enfants, il interdit aux prêtres de se marier.
Par ailleurs, Léo estimait que le meilleur moyen d'assurer une réforme durable dans l’Église passait par l’exercice d’un contrôle absolu sur tous les chrétiens, y compris ceux de l'Église orientale. Il écrivit à l'évêque de Constantinople, lui annonçant que la «donation de Constantin»[5]conférait au pape l'autorité sur les deux branches de l'Église.
L'évêque de Constantinople refusa de reconnaître l'autorité de Léon. En réponse, Léon envoya son ami, le cardinal Humbert, négocier la paix entre les deux parties.Au lieu de trouver une solution pacifique à la crise, Humbert excommuniaCérulaire, le patriarche oriental, en le déclarant hérétique. De son côté, Cérulaire condamna le pape Léon IX et l'Église latine.
Cette rupture, connue dans l’histoire de l’Église sous le nom de «schisme de 1054», n'a jamais été réparée. Au moins deux fois entre 1274 et 1439, des rencontres furent organisés pour une éventuelle réunification des deux parties. Mais à chaque reprise aucune résolution n’a été prise.
Les différences actuelles entre l’Église catholique et l’Église orientale sont d’ordre géographique, historique et théologique. Géographiquement, les orthodoxes russes, les grecs orthodoxes et les treize petites églises forment l’ensemble de l’Église orientale. Les églises orthodoxes se situent majoritaires en Europe de l'Est, au Moyen-Orient et en Russie. Les différences historiques remontent au schisme de 1054. Théologiquement, les églises orientales ne reconnaissent que les sept pre-miers conciles œcuméniques et rejettent l'autorité des conciles postérieurs tels que le concile de Tolède qui ajouta le terme filioque au texte original du crédo de Nicée.
► Le schisme de 1054 a été provoqué par les différences culturelles (entre l'Est et l'Ouest) et théologiques (comme la querelle du filioque), et par des conflits de personnalité (entre Cérulaire et Humbert). Quelles leçons pouvons-nous tirer de ce schisme pour éviter les divisionsau sein de l'église à l’heure actuelle?
L’Église Catholique Romaine
L’Église Orthodoxe Orientale
Catholique signifie «universel». Elle revendique l'autorité sur tous les vrais chrétiens.
Orthodoxe signifie «croyance correcte». Implique la fidélité aux anciens enseigne-ments chrétiens.
L'évêque de Rome (le pape) représente l'autorité du Christ sur l'Église entière.
Un patriarche supervise chaque branche de l'orthodoxie. Le patriarche de Constantinople est respecté par toutes les branches de l'orthodoxie, mais il n'a aucune autorité en dehors de son propre patriarcat.
Font autorité les Écritures, les conciles, la tradition et la parole des évêques.
L'autorité vient des Écritures, de sept premiers conciles œcuméniques et des pères apostoliques.
Le célibat du clergé
Le clergé est libre de se marier
Enseigne le purgatoire et l’immaculée conception de Marie.
Nie le purgatoire et l'Immaculée Conception de Marie.
Enseigne la transsubstantiation.
Enseigne la transsubstantiation.
Les érudits de l’Église accordent la plus grande importance à la doctrine et à l’ordre de l’Église
Les érudits de l’Eglise accentuent les rituels et la dévotion monastique.
[1] Un document ou une lettre du pape s'appelle un bulle3. C'était une bulle d'excommunication.
[2] Les théologiens orientaux firent appelà Hébreux 12: 1 pour soutenir leur position.
[3] Depuis le 10ème siècle, les papes changeaient de nom une fois élus pape.
[4] Simonie est la vente de postes ecclésiastiques. Cette pratique reçu le nom de «simonie» en raison de la tentative de Simon le magicien d'acheter la puissance du Saint-Esprit dans Actes 8: 18-19.
[5] Ce document s’est par la suite révélé être faux.
L'évangile arrive en Russie
[1]Le plus grand effort missionnaire de l'Église orthodoxe eut lieu en Russie.Le chris-tianisme orthodoxe est la religion nationale de la Russie, bien que les communistes soviétiques aient détruit 98% des églises orthodoxes après 1917. Comme dans les cas de Constantin et Charlemagne, la conversion de la Russie au christianisme s'est faite par l'intermédiaire d'un puissant dirigeant politique.
En 980, le prince Vladimir hérita la couronne de Kievan Rus (Ukraine actuelle). Au début, il adopta les croyances païennes de son père. Cependant, il envoya bientôt des émissaires étudier les grandes religions - Islam, Judaïsme, Catholicisme romain et Orthodoxie Orientale. Les émissaires furent émerveillés par la beauté de la cathédrale de Constantinople et la complexité de la liturgie orientale. Après avoir assisté à un service orthodoxe, ils écrivirent: «Nous ignorons si nous étions au paradis ou sur la terre. Nous savons uniquement que Dieu habite parmi ce peuple et que leur service est plus noble que les cérémonies des autres nations. »
En 988, l'empereur byzantin octroya la main de sa sœur à Vladimir comme épouse, à condition qu’il se convertît à la foi orthodoxe orientale. Étant donné que Vladimir était déjà attiré par la liturgie orientale, il se convertit. Il fit venir des missionnaires de l’Église orientale dans le pays et promut le christianisme en tant que religion officielle du pays. Comme dans le cas de la conversion de Clovis, la conversion de Vladimir fut suivie d'une vague de conversion au sein de la population. Bien que la conversion de Vladimir fût le résultat d’une décision politique, tout semble confirmer que la foi de l’empereur était authentique.
Pendant des siècles, l'église orthodoxe russe était la seule église disponible pour les Russes. De nombreux membres de l'Église orthodoxe ignorent ses enseignements oule bien fondé de ses rituels. Ils sont orthodoxes, soit parce qu’ils étaient baptisés dans leur enfance, soit par les pressions politiques ou sociales sans avoir une véritable relation avec le Christ. Beaucoup d’entre eux suivent les coutumes de l'orthodoxie sans jamais lire les Écritures par eux-mêmes.
Jusqu'à la fin du 19 e siècle, la présence évangélique était très faible en Russie. Tous les chrétiens fréquentaient les églises orthodoxes pour adorer. Cependant, même au sein d'une structure d'église formelle et vide spirituellement, Dieu se donne un peuple. Bien que les rituels de l'orthodoxie ne fournissent aucune assurance de salut personnel, il y avait beaucoup de croyants sincères au sein de l'Église ortho-doxe russe. Pendant la persécution de l'Église par Joseph Staline, des chrétiens fidèles au sein de l'Église orthodoxe restaientattachés à Christ.
[1] Une grande partie du contenu de cette section a été recueillie auprès du révérend Richard Grout, ancien missionnaire en Russie.
Conclusion: l'histoire de l'Église parle aujourd'hui
Les conflits affrontés par l’Église au début du Moyen Âge mettent en évidence certains outils utilisés par Satan dans ses efforts pour égarer l'Église. Considérables furent les efforts du pape Grégoire pour servir sa génération, mais il enseignait des fausses doctrines telles que le purgatoire. Beaucoup de moines croyaient sincère-ment que des jeûnes extrêmes et des pratiques ascétiques attiraient la faveur de Dieu. Avec de telles fausses doctrines, Satanéloigna l'Église du Moyen Âge du message du Nouveau Testament.
Aujourd'hui, il est impératif que nous nous protégions des attaques de Satan. Les évangéliques ne retourneront probablement pas à la doctrine du purgatoire. Mais ils sont nombreux à être attirés par de faux enseignements sur les dons spirituels, l'évangile de la prospérité et des idées eschatologiques non bibliques. L'histoire de l'Église médiévale met en exergue le caractère dangereux des fausses doctrines.
Les luttes entre l’Église occidentale et l’Église orientale montrent également la tendance humaine à la division. Alors qu’il est de notre devoir de nousséparer deceux qui enseignent des doctrines hérétiques, il faut comprendre que le schisme de l’Église occidentale et l’Église orientale résultait non pas d’un engagement à la vérité, mais des conflits personnels, des agendas politiques et des luttes depou-voir. Il ne faut pas que nos conflits personnels divisent l’Église de Jésus-Christ. Le Royaume de Dieu est supérieur à mon agenda personnel!
Le Deuxième Concile de Nicée affirme que les icônes peuvent être «vénérées», mais pas «adorées».
800
Couronnement de Charlemagne par le pape Léon III.
857
Photius, évêque de Constantinople, entre en conflit avec le pape à propos de l'addition de la phrase «et le fils» au crédo de Nicée.
962
Otto I est couronné empereur du Saint Empire romain germanique.
1054
Schisme entre les églises orientales et les églises occidentales.
[1] Les dates précédées d’un v. (environ) sont approximatives.
Personnages clés de l'histoire de l'Église
Augustin de Canterbury(décédé entre 604 et 609): missionnaire en Angleterre envoyé par le pape Grégoire le Grand. Il converti le roi Ethelbert de Kent et devint le premier archevêque de Cantorbéry.
Charlemagne (v. 742-814). Premier « empereur du Saint-Empire romain ». Il encouragea l'éducation, la réforme ecclésiastique et l'unité dans l'Empire.
Grégoire le Grand (v. 540-604).Favorisa l’expansion du pouvoir papal. Il envoya le premier groupe missionnaire en Angleterre sous la direction d’Augustin de Cantorbéry.
Léon le Grand (mort en 461): évêque de Rome de 440 à 461. Son Tome publiéen 449 fit l’apologie de la christologie orthodoxe et avait été confirmé par le concile de Chalcédoine en 451.
Devoirs de la leçon 6
1. Que l’étudiant (e) passe un test sur cette leçon. Lequel test doit inclure des dates de la chronologie «Événements clés de l’histoire de l’Église» (590-1024).
2. Que l’étudiant (e) prépare une pièce théâtrale mettent en scène la vie de l’un des leaders chrétiens suivants: Charlemagne ou Jean de Damas. Cette pièce doit comprendre les quatre éléments que voici:
Biographie: Quand a-t-il vécu? Où a-t-il vécu? Où et quand est-il mort?
Événements: Quels sont les événements les plus importants de sa vie?
Influence: Quelle a été son influence durable sur l'église chrétienne?
L’application: Leçonsà tirer de la vie de ce leader pour l'église actuelle.
Il est possible de présenter cette soit en:
Soumettant un article de 2 pages au moniteur de la classe.
Faisant une présentation orale de 3 à 5 minutes pour la classe.
Leçon 6 Questions du test
1. Dans le cadre de ce cours, le terme Moyen Âge désigne la période allant du _______ ap. J.-C. (l’élection de Grégoire le Grand) à ___________ ap. J.-C. (date de l’affichage des quatre-vingt-quinze thèsesde Luther).
2. Le premier évêque de Rome à revendiquer l'autorité sur toute la chrétienté était le _______.
3. Grégoire le Grand envoya des missionnaires pour évangéliser l'Angleterre. ________________ devint le premier évêque de Cantorbéry.
4. Selon la doctrine de ____________________________, les éléments de la Cène sont transformés en corps et en sang de Christ.
5. La Règle qui a guidé la croissance du monachisme au Moyen Âge a été écrite par __________________________.
6. _____________ fut couronné «Saint empereur romain germanique» le jour de Noël 800. Ce couronnement unifia l'Empire romain d'occident pour la première fois depuis la chute de Rome.
7. ________________________ (les casseurs d’icônes) rejetait l'utilisation des icônes dans le culte.
8. En ______________ (quelle année), l’Église orientale et l’Église occidentale se sont officiellement séparées.
9. Le mot latin ______________________ signifie «et le fils». Son ajout au credo de Nicée fut l'une des principales causes de conflit entre les églises orientales et les églises occidentales.
10. Indiquez la branche de l'Église (romaine ou orthodoxe) qui est liée à chaque élément:
__________________ Enseigne le Purgatoire
__________________ Permet le mariage des prêtres
__________________ Gouvernée par le pape
__________________ Guidée par un patriarche
11. Après la conversion du ______________, la religion officielle de la Russie était devenue l’Église orthodoxe orientale.
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