Parfois, je pose ces questions à mes étudiants: «Jésus était-il capable d’attraper un rhume? Etait-ce probable qu’il se soit cassé le pouce avec un marteau en travaillant dans l'atelier de Joseph? Devait-t-il étudier afin de pouvoir réussir ses études?
La réponse à chacune de ces questions est bien sûr que «Oui!», car Jésus était plei-nement humain. Il n’était pas immunisé contre les rhumes.Il pouvait raterun clou en apprenant le métier de charpentier, puis le marteau aurait atterrit sur son doigt.Il devait étudier pour les examens comme n'importe quel élève. Ces considérations choquent certains étudiants qui ont grandi avec une image de Jésus comme un "surhomme" dépourvu de toute infirmité humaine.
Bien que mes étudiants ne le reconnaissent pas, ils ont inconsciemment accepté les idées de certaines hérésies que nous aurons à étudierdans cette leçon. Ils savent que Jésus est pleinement Dieu. Mais ils oublient qu'il est aussi pleinement humain.Il vint au monde tout bébé, granditen sagesse et en stature comme tout autre enfant. Il fut tenté à tous égards comme nous, et il devint l'un d’entre nous.[1] Dans cette leçon, nous suivrons l’évolution de la compréhension de l'Église primitive de la doctrine de Christ. Nous vous invitons aussi à réfléchir au fil de l’étude de cette leçon à l’incidence pratique des doctrines de la divinité et de l’humanité de Christ.
En 410 après J.-C., la ville de Rome tombaaux mains d’Alaric, le chef des Goths, une tribu située au nord de l’Empire. Pour la première fois en huit siècles, la ville de Rome fut vaincue.Pour les chrétiens, c'était plus qu'un simple événement politique, mais le début d’une crise pour l'Église.
D’abord, plus d’un reprochaient aux chrétiens des tragédies frappant l’Empire. Les païens déclaraient que la prospérité de Rome était assurée lorsqu’ils servaient les dieux. Ces derniers étaient en train de punir Rome qui avait interdit les sacrifices.
En second lieu, certains chrétiens confondaient l’autorité de l'Église avec celle de Rome. Ils croyaient que l'Empire romain jouissait de la bénédiction de Dieu. Jérômea pu s’écrier: « Si Rome peut sombrer, qui d’autre ne le sera !»
Augustin, l'évêque d'Hippone en Afrique du Nord, écrivit un ouvrage, La Cité de Dieu, en 426 pour répondre aux assertions de Jérôme. Dans cet ouvrage, Augustin enseigne l’existence de deux royaumes sur la terre - la Cité de Dieu et la Cité de l'homme. Il affirme que toutes les villes terrestres tomberont un jour, mais la ville de Dieu est éternelle. Augustin comprit que même si «le monde sevieillit», «l'Église se rajeunit comme l’aigle». Le règne de Dieu ne dépend pas du pouvoir humain. La loyauté ultime du chrétien est envers la Cité de Dieu.
L’importance de l’enseignement d'Augustin s’accentue au cours du siècle suivant.En 455, une autre tribu du nom de Vandale, attaqua et vainquit Rome. Puis, en 476, Odoacre conquit Rome et dépouilla l’empereur Romulus Auguste de ces titres. Ce fut la fin de l'Empire romain d'Occident. Mais malgré la chute de Rome, la Cité de Dieu ne s’ébranla point.
Personnalité chrétienne à connaître: Augustin, évêque d'Hippone (354-430)
Augustin, originaire de l'Afrique du Nord, est l'un des théologiens les plus influents de l'église occidentale. Il était évêque à Hippo Regius (dans l'Algérie actuelle).[1]
Augustin rejeta lasimplicité de la foi chrétienne de sa mère et passa des années à étudier la philosophie grecque. Il mena une vie de lu-xure, allant même jusqu'àavoir un enfant avec l’une de ses maîtresses.
Vers 385, Augustine s'installa à Milan pour devenir professeur de rhétorique à l'uni-versité. Ambroise était évêque de Milan à l’époque, et Augustin fréquentait la ca-thédrale pour entendre ses vibrants sermons. Augustin ne tarda pas à le contacter pour s’enquérir sur la foi chrétienne. De son côté, l'évêque était disposé à répondre aux questions du jeune homme à chacune de leur rencontre.
Peu après, Augustin commença à éprouver de la culpabilité pour son style de vie désordonné. Un après-midi, tandis qu’il lisait l’Épître de Paul aux Romains, il tomba sur ces paroles : «Marchons honnêtement, comme en plein jour, loin des excès et de l'ivrognerie, de la luxure et de l'impudicité, des querelles et des jalousies. Mais revêtez-vous du Seigneur Jésus Christ, et n'ayez pas soin de la chair pour en satisfaire les convoitises.»[2] Augustin se rendit compte à l’instant que la solution à ses désirs charnels était la grâce de Jésus-Christ.
Augustin se convertit à l'âge de trente et un ans. Il retourna à Hippone et fut ordonné ancien de l’église en 391. Cinq ans plus tard, il fut nommé évêque d'Hip-pone. En tant qu'évêque, Augustin défendit l'orthodoxie contre les fausses hérésies, notamment le manichéisme, une hérésie gnostique. Il écrivit des livres qui ont influencé les théologiens pendant plus de 1500 ans. Les plus influents de ses œuvres sont La Cité de Dieu et les Confessions, lequel est un récit autobiographique incluant sa conversion.
L'enseignement le plus controversé d'Augustin était sa doctrine de la prédestina-tion. Au début de son ministère, Augustin enseignait la doctrine de l'église primitive reçue des pères apostoliques: le salut était pour tous. Dieu prévoit à l'avance ceux qui répondront à son appel certes, mais toute l'humanité est appelée au salut.
Cependant, vers 410 ap. J.-C., la théologie d'Augustin allait changer radicalement. Pélage, un moine qui s’était rendu à Rome, était choqué par le laxisme moral de ceux qui professaient la foi chrétienne dans cette ville. Comme Paul l'avait prévenu dans Romains 6, certains chrétiens faisaient de la grâce de Dieu un motif pour vivre dans le péché volontaire. La «solution» de Pélage était de mettre l'accent sur la responsabilité de l'homme au détriment de la grâce de Dieu. Pélage nia la doctrine du péché originel, affirmantque ce dernier n’affecte pas la race humaine, et par conséquent, nous avons la capacité de répondre aux exigences de Dieu avec nos propres forces.
Malheureusement, en essayant de réfuter l’erreur de Pélage, Augustin nia complè-tement la responsabilité de l'homme dans la réponse au salut. Augustin reconnut que le péché d'Adam avait corrompu toute l'humanité, que nous sommes nés avec une nature pécheresse et, en dehors de la grâce de Dieu, nous ne sommes même pas capables de chercher Dieu. Cependant, Augustin allait plus loin, en enseignant que Dieu a choisi ceux qui seraient sauvés avant la fondation du monde. Augustin enseigna que Dieu a prédestiné les élus au salut et les réprouvés à la damnation.Cette incompréhension de la prédestination fut à l’origine de la doctrine de Jean Calvin sur l'élection inconditionnelle.
La vie même d'Augustin met en évidence:
La puissance de la grâce. Car lorsqu’il fuyait la face du Seigneur, Dieu le cherchait, puis le fit croiser le chemin de Mgr Ambroise à Milan.
Le danger de l’incompréhension de la grâce. Pélage remplaça la grâce par les œuvres. Ce qui mit le salut sur le compte de l’œuvre de l'homme. Mais Augustin confondit la grâce avec une élection irrésistible, doctrine favorisantla souveraineté de Dieu au détriment de son amour. Les deux enseignements découlent d’une compréhension insuffisante de la grâce de Dieu.
► Accordez à certains étudiants le temps de raconter comment ils ont été touchés par la grâce de Dieu lorsqu’ils étaient encore dans le péché. Que leur témoignage mette l’accent sur la grâce de Dieu et non sur leur péché!
Les conciles de Nicée et de Constantinople affirmèrent la nature divine de Jésus. Mais il fallait répondre à une autre question: Si Jésus était à la fois humain et divin, comment ces deux natures ont-elles coexisté en une seule personne?
Nestorius, évêque de Constantinople en 428, faisait l’apologie de la séparation des deux natures au point qu'il impliquait que Jésus était deux «personnes» dans un corps. Nestorius ne pouvait croire que Dieu puisse souffrir, alors il sépara l'huma-nité de Jésus de sa divinité. Cependant, à en croire Nestorius, celui qui mourut au calvaire était un simple homme. Cyril, évêque d'Alexandrie, répondit: «Comment les souffrances d'un simple homme pourraient-elles accomplir la rédemption de toute l'humanité?» Des évêques décidèrent de se réunir en Concile à Éphèse en 431 et ils condamnèrent l'enseignement de Nestorius.
Puisque nous ne disposons pas de textes écrits par Nestorius, il est difficile de se faire une idée précise de son enseignement. Des missionnaires chrétiens qui s’ad-héraient à son enseignement se rendirent en Chine, en Inde et en Perse.L'influence de ces missionnaires nestoriens du Ve au XIe sièclenous enseigne deux leçons:
Même des chrétiens sincères animés d’un excellent zèle pour l'évangélisation peuvent mal interpréter certaines vérités bibliques. Nous devons revenir constam-ment à l’Écriture,laquelle est la norme de tout enseignement.
Dieu œuvre à travers des instruments humains imparfaits pour accomplir ses desseins. Il se pourrait que les adeptes du Nestorianismeaient mal compris un aspect fondamental de la théologie, mais Dieu les avait utilisés pour évangéliser l’Asie. De même que Dieu a agi par l'intermédiaire d'un Simon Pierre faillible en Actes 10, il utilise des instruments imparfaits tout au long de l'histoire de l'Église.
Même après le Concile d'Éphèse, la relation entre la nature divine et la nature humaine du Christ continuait à semer la confusion et la division dans l'Église. En 449, l'évêque de Rome, Léon Ier, déclarait dans son Tome que Jésus était une seule «personne»pourvue de deux «natures», l’une divine et l’autre humaine. De cette façon, il défendit l’intégrité des doctrines de la divinité et de l'humanité de Jésus. Léo écrivit que les deux natures sont «conservées intactes et réunies en une seule personne».
Léo expliqua également la pertinence d’une telle doctrine pour le salut. Il dit que le péché et la mort ne pourraient être vaincus à moins qu’une personne sans péché et immortelle (Jésus) «se fût revêtue de notre nature et en fît sienne». La doctrine de la nature de Christ ne se réduit pas à une logique purement intellectuelle. Ce n'est que parce que Jésus était pleinement divin et pleinement humain que nous avons l'espérance du salut.
En 451, le Concile de Chalcédoine accepta les idées développées dans le Tome de Léon et rejeta celles qui affirmaient que les deux natures de Jésus étaient con-fondues. Le concile précisa que Jésus avait deux natures («sans division, sans séparation») qui s’unissent en une seule personne. Certaines églises coptes et syriennes rejettent la décision prise à Chalcédoine, mais la plupart des chrétiens acceptent que l'Incarnation nous oblige à accepter ce mystère. Jésus est une seule personne ayant deux natures. C'est ce qu'on appelle le Credo chalcédonien, ou la «définition chalcédonienne».
► Les Credo sont-ils importants pour l'Église contemporaine? Votre église récite-t-elle les credo (le credo des apôtres, le credo de Nicée ou le credo de Chalcédoine)? Si non, quelle est la norme adoptée pour l'orthodoxie?
La divinité et l'humanité de Jésus
L’apollinarisme
Le nestorianisme
Centre: Alexandrie, Egypte
Centre: Antioche, Syrie
Souligne:
La divinité du Christ
L'unité du Christ
La Parole incarnée
Souligne:
L'humanité du Christ
Les deux natures du christ
La Parole jointe à l'homme
Danger: Jésus n'a-t-il pas une âme humaine?
Danger: Jésus est-il un simple homme?
Enseignement: Jésus n'est pas un vrai homme. Le Verbe divin se substitua à l’âme.
Enseignement: Jésus n'est pas vraiment divin. Ses deux natures sont séparées.
Théologie chalcédonienne: Jésus est une personne avec deux natures.
► L’apollinarisme et le nestorianisme représentent deux extrêmes d’une mauvaise conception de la nature du Christ. Répondez aux questions suivantes:
En quoi chacun de ces extrêmesconstituent-ils un danger?
Comment les chrétiens actuels peuvent-ils mal comprendre la personne de Jésus-Christ?
Quelest le point de vue le plus populaire dans l’environnement de votre église?
Comment expliquer la nature de Jésus aux laïcs de votre église?
L'Évangile arrive en Écosse
Columba (521-597) naquit dans l'actuelle ville d’Ulster, en Irlande. Son nom signifie "la colombe" et il est connu comme "la colombe de l'église" à cause de ses efforts missionnaires. Columba, étant né dans une famille royale, aurait pu bien héritier du trône. Mais dès son plus jeune âge, il ressentit l'appel de Dieu à servir l'église.
Columba était formé aux pieds des plus grands professeurs de son époque. Peu de temps après son ordination, Conall, un savant fort respecté, commença à établir des monastères dans des villages irlandais.
À l'âge de 40 ans, Columba se trouva impliquer dans un conflit politique et participa à la bataille de Cúl Dreimne, au cours de laquelle 3000 hommes périrent. Columba ressentit un tel remords qu'il quitta l'Irlande comme un «exil du Christ», déterminé à gagner autant d'âmes perdues au cours de la bataille. Columba consacra le reste de sa vie à l’évangélisation etil gagna des milliers d’Écossais pour Christ.
Columba et douze compagnons s’établirent sur Iona, une île près de la côte écos-saise. Ils fondèrent un monastère qui devint le centre d'évangélisation de l'Écosse. Columba put tirer sur les ficelles de ses contacts avec le roi et ses connaissances en politique pour répandre l'évangile.
La bataille de Cúl Dreimnepoussa Columba à entreprendre une négociation de paix entre les Écossais et les Pictes guerrières. Moins d'un an après son arrivée sur Iona, le roi des Pictes se convertit à Christ. Les Pictes, notoires pour leurs comportements belliqueux, furent transformés par l'évangile. Columba a pu pacifier l’Écosse.
De plus, Columba inspira aux chrétiens écossais une passion pour les livres, notam-ment la Bible. Il avait copié, sans avoir l’autorisation, les Psaumes et les Évangiles pour son étude personnelle.[1] Son amour pour l'étude des Écrituresétait un modèle pour ses convertis. Et ses sermons n’étaient que de pures explications de la Bible.
Columba inspiraitégalement chez les croyants une passion pour l'évangélisation.Depuis son arrivée à Iona en 563 jusqu'à sa mort à l'âge de 75 ans, il défendait la cause missionnaire et l'évangélisation.
Un des plaisirs d’étudier l’histoire de l’église est de contempler l’œuvre de Dieu dans le temps pour atteindre ses objectifs. Le calendrier de Dieu est bien plus grand que notre calendrier limité! Dans la leçon 4, nous avons parlé de Patrick qui apporta l'évangile en Irlande. Dieu l’amena d'Angleterre jusqu’en Irlande en tant que le missionnaire qui allait baptiser des milliers de personnes, y compris un homme nommé Conall. Le petit-fils de Conall était Columba.
Deux générations plus tard, Dieu pris Columba, le petit-fils de Conall, en Irlande à destination d’Écosse pour évangéliser les Scots et les Pictes. Qu'est-ce que Dieu veut faire au travers de vous?
[1] Pendant le Moyen Âge, personne n'était autorisé à copier les Écritures sans l'approbation d'une autorité de l'église. Cette interdiction visait à protéger la Bible des erreurs, mais elle limitait le nombre de copie en circulation.
Conclusion: l'histoire de l'Église parle aujourd'hui
► Les conciles ecclésiastiques ont déployé de grands efforts pour définir une saine doctrine sur la personne de Christ. Pourquoi est-il important d'ensei-gner que Jésus est pleinement Dieu, « de la même substance que le Père? » Quelles sont les conséquences pratiques de cette doctrine?
► Pourquoi est-il important d'enseigner que Jésus est pleinement humain? Quelles sont les conséquences pratiques de cette doctrine?
À un moment donné au fil de cette leçon, vous auriez bien pu faire cette réflexion: «Génial! À chaque hérésie, son concile! Qui donc se soucie des conciles vieux de plus de 1700 ans? Je veux juste connaître la Bible.»Beaucoup de gens jugent que les conciles et les credo ne sont pas pertinents pour l'Église actuellement.
Les théologiens libéraux disent: «Pourquoi devrions-nous permettre à un groupe d'hommes ayant vécu 1700 ans avant nous de déterminer ce que nous croyons aujourd'hui? Nous avons besoin de notre propre théologie «éclairée» au 21ème siècle.» Certains chrétiens évangéliques tiennent un discours similaire:« Une théologie périmée ne vaut plus rien. Notre foi vivante est celle qui importe! Elle ne repose pas sur des credo, mais sur une relation personnelle avec Jésus. »
Il est vrai qu’une relation personnelle avec Jésus est déterminante. Mais il est également vrai que la pensée théologique de l'église primitive nous aide à com-prendre ce Jésus sur lequel notre foi est fondée.Les résolutions prises lors de ces conciles ont un impact considérable sur notre vie chrétienne actuelle. Ces doctrines parlent non seulement de la personne de Jésus mais de son œuvre en tant que Sauveur. Les conciles ont d’ailleurs reconnu que la personne de Jésus ne peut être séparée de son œuvre. Il y a une étroite corrélation entre la personne que Jésusétait et ce que qu’il faisait.
Le concile de Nicée a affirmé la divinité du Christ. Les évêques admettaient que si Jésus n'est pas vraiment Dieu, sa mort n'a pas de sens car seul Dieu peut pardonner le péché. Si Jésus n'est pas Dieu, il ne peut être non plus le Sauveur de l’humanité.
Le Concile de Constantinople a affirmé la pleine humanité du Christ. Les évêques d’alors comprenaient que si Jésus n'est pas pleinement homme, sa mort n’a racheté personne. Bien que Dieu ait prévu le sacrifice d'animaux comme préfiguration tem-poraire du sacrifice parfait de Jésus, la rémission des péchés exigeait un sacrifice humain parfait.[1] Si Jésus n'était pas pleinement humain, il ne pourrait pas s’offrir en sacrifice.
Les Conciles d'Éphèse et de Chalcédoine ont pré-cisé la relation entre les deux natures du Christ. Les évêques admettaient qu'une «fusion du divin avec l’humain» n'est ni divin ni humain. Ces conciles ont précisé que Christ avait deux natures distinctes unies en une seule personne, sans fusion ni séparation de ces natures.
Les Credo résument les doctrines essentielles à notre foi. Bien qu’ils ne doivent jamais être placés au dessus de la Bible en tant qu'autorité finale, ils nous aident à mieux comprendre les doctrines énoncées dans les Écritures. Les Credo furent développés pour contrecarrer des mouvements hérétiques qui menaçaient la vraie foi et utilisés pour endoctriner les gens ordinaires dans la foi chrétienne.
Les Premiers Conciles Ecclésiastiques
Lieu
Date
Décision
Nicée
325
Rejet de l’arianisme.
Le Fils est de la même substance que le Père.
Affirmation de la pleine divinité de Christ.
Constantinople
381
Confirmation des résolutions de Nicée.
Affirmation de la pleine humanité de Christ.
Affirmation de la Divinité du Saint-Esprit.
Éphèse
431
Rejet du nestorianisme.
Christ est une seule personne.
Chalcédoine
451
Les deux natures du Christ sont inséparables, mais ne se fusionnent pas.
Christ est à la fois Dieu et homme, mais il est une seule personne.
[2]Athanase à propos de la divinité de Christ « Le Jésus que je connais comme mon sauveur ne peut être moins que Dieu »
[3] « Engendré par l’amour du Père Avant la fondation des mondes, Il est l'alpha et l'oméga, Le commencement et la fin Des choses qui sont, qui ont été, Et qui seront dans les siècles à venir, Dès à présent et pour toujours. »
- Hymne du 4ème siècle sur la nature du Christ
[4] Irénée à propos de l’humanité de Christ « Comment l’homme aurait-il pu aller vers Dieu, si Dieu n’était pas venu à lui ? »
Leçon 5 Événements clés de l'histoire de l'Église
Date ap. J.-C.
Événements Clés
410
Rome tombe aux mains des Goths.
426
Augustin publia "La cité de Dieu"
451
Le concile de Chalcédoine atteste la conviction de l'Église
selon laquelle Jésus est «une seule personne en deux
natures» (divine et humaine).
563
Columba porte l'évangile en Ecosse.
590
Election de Grégoire comme Pape
Leçon 5 Personnages clés de l'histoire de l'Église
Augustin (354-430). Évêque d'Hippone. L'un des plus importants théologiens de l'église chrétienne. Sa théologie accentua le péché originel, la prédestination et la nécessité de la grâce divine pour le salut.
Columba (521-597). Un des premiers missionnaires en Écosse. Columba laissa son pays Irlande pour s’établir en Écosse et y fonder des monastères et des églises.
Devoirs de la leçon 5
(1) Faites un test sur cette leçon. Le test doit inclure des dates tirées de la chronologie «Principaux événements de l’histoire de l’Église» (410-590).
(2) Passez en revue les résolutions des conciles. Choisissez-en un et préparez un bref résumé de celui-ci. Ce résumé doit comprendre quatre parties:
L’événement: Où et quand le concile a eu lieu?
Le problème: Quelle était la principale question doctrinale qui fut à l’origine du concile?
La résolution: Quelle était la décision du concile concernant le problème principal?
L’application: Comment la résolution de ce concile affecte-t-elle la doctrine et la vie de l'Église?
Vous pouvezchoisir l’une des options suivantes pour présenter ce résumé:
Soumettre un article de 2 pages à moniteur de la classe.
Faire une présentation orale de 3 à 5 minutes pour la classe.
Leçon 5 Questions du test
1. La ville de Rome est tombée aux mains des Goths en ________.
2. Le livre d'Augustin écrit en réponse à la chute de Rome s'appelait___________.
3. Le récit d'Augustin sur ses premières années de vie et sa conversion s'appelait _________________.
4. __________________________ a souligné la séparation des deux natures de Jésus jusqu'à ce qu'il implique que Jésus était «deux personnes» dans un corps.
5. Léon I a écrit un ______________ dans lequel il soutint que Jésus était une «personne» unique avec deux natures, divine et humaine.
6. Les conciles de Nicée et de Constantinople ont abordé la question de la nature du Christ. Le Concile de __________________ en 451 a abordé les relations entre les deux natures.
7. ________________________ apporta l'évangile en Écosse au sixième siècle.
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