Lesson 1: Les réformateurs magistériaux: 1517-1618 ap. J.-C.
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by Randall McElwain
Objectifs de la leçon
À la fin de cette leçon, l'étudiant devrait:
(1) Identifier les principaux dirigeants de la Réforme magistrale.
(2) Comprendre les différentes traditions théologiques issues de la Réforme.
(3) Saisir l’implication de la « Réforme Solas ».
(4) Différencier la théologie arminienne de la théologie réformée.
Introduction
De nombreux historiens situent le début du Moyen Âge à la chute de Rome en 410 et la fin de cette même période avec la chute de Constantinople en 1453. Pendant plus de 1 000 ans, cette ville résista à de multiples assauts venus des musulmans, et même de la part des chrétiens durant la quatrième croisade en 1204. Mais en 1453 Constantinople tomba aux mains des Turcs ottomans.
Des moines de l’Église d’orient prirent la fuite en direction de l’Europe de l'ouest et emportèrent avec eux des manuscrits grecs du Nouveau Testament. Désidérius Erasme étudia ces manuscrits et publia la première édition savante du Nouveau Testament grec en 1516. Dans la préface du document, Erasme encouragea la traduction de l'Écriture dans les langues vernaculaires. Ce nouveau testament eut un impact considérable sur Martin Luther et les premiers réformateurs. Étant donné que la Bible était mise à la disposition des gens ordinaires, l'Église catholique romaine ne pouvait plus empêcher la propagation de la vérité biblique. La Réforme protestante était construite sur l'accès à la Parole de Dieu.
Luther, Zwingli et Calvin sont appelés les «réformateurs magistériaux» puisqu’ils mettaient l'accent sur les structures organisationnelles et le pouvoir du magistrat chrétien devant faire respecter les principes chrétiens. Dans la prochaine leçon, nous étudierons d'autres mouvements de réforme ayant fleuri aux XVIe et XVIIe siècles.
Jean Calvin L'institution de la Religion Chrétienne
1610
Les cinq Articles des Remontrants (Arminiens)
1618
Synode de Dort
Martin Luther et la réforme
Bien que les origines de la Réforme remontent jusqu’au XIIe siècle, Martin Luther (1483-1546) était l’étincelle qui mit le feu aux poudres. Ce fut pendant qu’il étudiait le Nouveau Testament grec que Luther découvrit le vrai message de l'Évangile. En quelques années, la Réforme allait s’étendre sur toute l’Europe.
La Réforme se reposait sur quatre questions fondamentales.[1]Les réponses de Luther à ces questions mettent en évidence les principales priorités de la Réforme.
Comment une personne est-elle sauvée?
D’où vient l'autorité spirituelle?
Qu'est-ce que l'Église?
Quelle est l'essence de la vie chrétienne?
Comment Une Personne Est-Elle Sauvée?
Selon l'Église catholique romaine, «Une personne est sauvée par la foi et les bonnes œuvres». Ces œuvres incluent la fidélité aux doctrines et aux rituels de l'Église.
Après avoir failli mourir d'un coup de foudre, Luther entra à l'âge de vingt-deux ans dans un monastère augustin. Il était fidèle à toutes les exigences du monastère. Il faillit détruire sa santé en raison des longs jeûnes et ses pratiques ascétiques. Luther eut à écrire plus tard : «Si jamais moine eut pu entrer dans le ciel par sa moinerie, j’y serais entré le premier.» Comme Paul dans Philippiens 3: 4-6, Luther avait la certitude que son salut aurait été assuré si l’on avait eu même une seule raison de se confier en la chair.
Cependant, lors de la célébration de sa première messe, Luther fut frappé par la conviction qu'il était «rempli de péché». En 1510, il se rendit à Rome pour un pèle-rinage dans l'espoir de trouver la paix intérieure. Au contraire, il fit l’expérience de l'hypocrisie du clergé de l'Église. «Rome, écrivait-il, la ville jadis la plus sainte, est à présent la plus infâme».
Déçu, Luther commença à chercher une réponse à la question suivante: «Comment un pécheur peut-il être justifié devant un Dieu saint?» Puis il lit dans Romains: «Parce qu’en lui est révélée la justice de Dieu par la foi et pour la foi, selon qu’il est écrit: Le juste vivra par la foi.»[2] Luther découvrit dans ce texte la stupéfiante vérité selon laquelle «par la grâce et la pure miséricorde, Dieu nous justifie par la foi». À partir de là, Luther comprit que la «justice de Dieu» n'était pas seulement l'exigence de Dieu, mais également la provision de Dieu.
Les réformés ont répondu à la question «Comment une personne est-elle sauvée?» en affirmant que: « Nous sommes justifiés par la grâce par la foi seule.» Les réfor-mateurs étaient connus pour les principes de sola gratia (grâce seule) et de sola fide (foi seule).
Trois termes définissent la doctrine de la justification par la grâce et la foi:
La justification est l'acte par lequel le pécheur repentant est déclaré juste devant Dieu. Grâce à la justification, nous avons la rémission de nos péchés.
Par la grâce seule signifie que nous ne pouvons rien faire pour mériter le salut. Le salut ne s’obtient pas par la grâceplus les œuvres, le point de vue des judaïsants du premier siècle; ni par la grâce plus l'Église, selon l'enseignement de l’Église catholique. Le salut découle uniquement de la grâce de Dieu, étant donné que Christ est mort à notre place.
Par la foi seule signifie que nous recevons ce cadeau gracieux en croyant les promesses de Dieu. Aucune œuvre humaine ne peut nous accorder le salut; c'est le don gratuit de Dieu que nous acceptons par la foi dans les promesses de Dieu.[3]
La doctrine de la justification par la foi seule devint la marque distinctive de la réforme protestante. Les réformateurs insistaient avec force sur le fait que rien ne peut s’ajouter à la foi comme condition première à la justification. Le dernier essai de Luther se termine par ces mots: «Nous sommes tous des mendiants. Voilà la vérité!» Ce n'était pas un cri de désespoir, mais une joyeuse affirmation indiquant que par la grâce, Dieu entend et répond au cri du mendiant.
►Comment expliqueriez-vous la justification par la grâce par le moyen de la foi à ces trois personnes?
Une croyante catholique qui croit être justifiée par l'Église catholique.
Un incroyant qui croit qu'il sera justifié en «menant une vie exemplaire et en faisant de son mieux».
Une chercheuse de vérité qui croit qu’elle n’est «pas assez bonne» pour mériter la justification.
D’Où Vient L’Autorité Spirituelle?
L'Église catholique romaine répondit: «Toute autorité spirituelle découle de l'Église de Rome dont le chef suprême est le pape. »
En 1513, le pape Léon X approuva la vente des indulgences pour collecter des fonds devant servir à la réparation de la basilique Saint-Pierre. Un moine allemand du nom de Johann Tetzel promit que toute personne qui se procurerait d’une indul-gence serait rendue «plus pure qu'Adam avant la chute». En réponse, Luther rédigea ses 95 Thèses (ou propositions) pour dénoncer cette pratique. Selon la coutume de l’époque, Luther soumit sa position au débat public en clouant ses thèses à l’entrée de l'église de Wittenberg. Le théologien catholique Johann Eck riposta en accusant Luther d'hérétique.
Luther n'avait pas l'intention de se séparer de l'Église catholique, mais d’en corriger plutôt certaines erreurs. Cependant, son étude des Écritures lui amena à rejeter radicalement le dogme catholique au fil du temps. En lisant le Nouveau Testament grec, Luther remarqua que l'appel de Jésus à la "repentance" ne signifiait pas "faire pénitence", comme il était traduit dans la Vulgate. Cet appel était par contre une invitation à un changement de cœur et un renouvellement de l’intelligence. Sur ce, Luther s'opposa à tout enseignement qui réduisit les exigences de la sainteté de Dieu à de simples rituels, tout en insistant sur le fait que la grâce transforme tout notre être.
Finalement, Luther réalisa que l’autorité des Écritures était supérieure à l'Église. Dans un débat avec Eck, Luther lui énonça l’un des principes de la Réforme: «Il ne revient ni à l'Église ni au pape de définir les articles de foi. Celles-ci doivent être dictées uniquement par les Écritures.» Ce principe, appelé sola Scriptura, signifie «l’Écriture seule». Les réformateurs n’avaient nullement l’intention de dire que les chrétiens n’étaient point soumis à «aucune autre forme d’autorité en dehors de la Bible». Ils voulaient dire que les chrétiens n'acceptent qu’«aucune autorité soit placée au-dessus dela Bible». Les protestants s’agrippaient donc au principe selon lequel aucune autre autorité n’est au-dessus des Écritures. Luther tenait en haute estime les écrits des pères de l’Église et les conciles œcuméniques, mais il avait comprit que l'autorité ultime en matière de spiritualité résidait dans les Écritures, et non dans l'Église catholique romaine.
En 1521, Luther fut convoqué devant un tribunal impérial présidé par Charles-Quint, empereur du saint Empire romain. La «Diète de Worms» somma Luther de se rétracter et d’admettre le caractère erroné de ses écrits. En réponse, Luther renouvela son engagement envers l'autorité de l'Écriture par ces déclarations : « Je suis lié par les Écritures et ma conscience est captive de la Parole de Dieu. »[4]
►Dans sa réponse à Luther, le secrétaire impérial à la diète de Worms déclara: «S'il était admis que quiconque contredirait les conciles et la doc-trine officielle de l'Église devait obtenir une réponse fondée sur les Écritures, le christianisme serait rien qu’un monde d’incertitude. Certains dirigeants de l’Église catholique soutenaient que la lecture personnelle de la Bible aboutirait au chaos. Si chaque chrétien peut interpréter les Ecritures par lui-même, comment peut-on enfin éviter la confusion?[5]
Qu’Est-Ce Que L’éGlise?
Selon la foi catholique: « La seule véritable église est l’Église catholique romaine.» Le pape insista sur le fait que le salut n'était possible que par l'Église catholique.
Après avoir visité Rome en 1510 et observé le style de vie des évêques et des cardinaux, Luther commença à saisir la dimension de l'apostasie de l'Église catho-lique romaine. Et en étudiant les Ecritures davantage, il en vint à comprendre que, par la foi, tout croyant peut s'approcher de Dieu directement, sans avoir besoin de prêtre ou de liturgie. Dans La captivité babylonienne de l'Église, Luther affirma que l'Église romaine avait dépouillé les croyants de leur droit de s’approcher de Dieu. D’où la raison pour laquelle les réformateurs enseignaient que « tous les croyants sont des prêtres appelés à offrir des sacrifices spirituels à Dieu. » L'Église est constituée de l’ensemble des croyants authentiques.
Une telle vision de l'Église allait influencer de nombreux aspects de l'enseignement de Luther à l’avenir. Il rejeta la position officielle de l'église sur les sacrements, ne reconnaissant que le baptême et le repas du Seigneur. Il distribuait le pain et le vin aux laïcs. Contrairement à la messe catholique visant à reproduire le sacrifice de Christ sur la croix, le culte luthérien se focalisait sur la Parole de Dieu.
Quelle Est L’Essence de la Vie Chrétienne?
La position de l’Église catholique romaine est la suivante: «La vie monastique est supérieure à celle des laïcs en matière de spiritualité.» Ce sont uniquement les moines et les prêtres qui vivent en accord au modèle du Sermon sur la montagne.
Pour Luther, le chrétien est appelé à servir Dieu et dans le contexte sacré et dans la vie ‘profane’. Toutes les vocations utiles sont valables aux yeux de Dieu. Les chrétiens sont tous appelés à vivre en pleine obéis-sance à Dieu en toute chose. Sur la base de cette con-viction, Luther encouragea les ministres à se marier, et lui-même épousa, en 1525, Katherine von Bora, une ancienne religieuse.
La prédication de Luther fit ressortir que les bonnes œuvres sont le fruit et non la source de la vie spirituelle. «Les bonnes œuvres, dit-il, ne rendent pas les hommes bons, mais les bons hommes font des bonnes œuvres.» Pour les réformateurs, la vie chrétienne ne consistait pas à gagner le salut par les œuvres, mais à produire des bonnes œuvres qui sont le résultat d’une réponse joyeuse au salut.
La justification par la foi n'est pas la fin de notre marche avec Dieu, mais le début d’un processus de formation à long terme visant à faire du croyant justifié un disciple authentique. Dietrich Bonhoeffer, l'un des luthériens les plus célèbres du XXe siècle, nous met en garde contre la «grâce à bon marché » dont la conception du pardon exclut la repentance. C’est une « grâce sans une vie de disciple, une grâce sans la croix».
L’idéal de la vie chrétienne ne consiste pas à se retirer dans un monastère ni à se conformer aveuglément au siècle présent. Car les chrétiens sont appelés à vivre dans l'obéissance à la Parole de Dieu en tout lieu et à tout moment.
Les Conséquences de L’Enseignement de Luther
Le but de Luther était la réforme au sein de l'Église catholique romaine, et non pas la création d’une nouvelle église. Cependant, en 1521, il fut excommunié et accusé d’«hérétique» par l’Église catholique. Mais la Réforme se répandit rapidement en Allemagne et dans d'autres parties de l'Europe, pendant que Luther traduisit, durant la même année de son excommunication l'intégralité du Nouveau Testament en allemand en seulement dix semaines, rendant ainsi les Écritures disponibles dans la langue du peuple. Au cours des années qui suivent, il traduisit la liturgie en allemand, abolit la fonction d'évêque et nomma des pasteurs. Enfin, il abandonna la messe centrée sur la transsubstantiation et fit de la prédication et de l'ensei-gnement de la Parole de Dieu le centre du culte d'adoration.
Martin Luther n'était pas infaillible, et ses enseignements étaient incomplets à bien des égards. Mais son influence sur l'Église chrétienne est indéniable. À travers ses écrits, la Réforme se répandit sur le continent européen, puis dans le monde entier.
La Réforme “Solas”
Sola Scriptura
La Bible seule est l'autorité ultime à laquelle il faut se soumettre pour la doctrine et la vie chrétienne
Sola Gratia
La grâce est l’unique voie menant au salut
Sola Fide
La foi est le seul moyen de recevoir le salut
Solus Christus
Le salut de l’homme a été assuré par Christ seul
Soli Deo Gloria
Les croyants doivent vivre pour la seule gloire de Dieu
[1] Bruce L. Shelley, Church History in Plain Language, 3rd ed. (USA: Thomas Nelson, 2008), 238.
[2] Rom. 1:17. Sauf indication contraire, tous les références bibliques sont tirées de la version Louis Segond, 1910
[3] Pour de plus amples informations sur la doctrine de la justification par la grâce et par le moyen de la foi, consulter le cours de Romains publié par Shepherds Global Classroom.
[4] Cité par Mark A. Noll, Turning Points, 3 e éd. (MI: Baker Academic, 2012), 146.
[5] Il ne faut pas oublier que même si Luther reconnaissait les Écritures comme l'autorité ultime, il n'enseignait pas que tous les hommes avaient la même autorité pour interpréter les Écritures. Luther respectait grandement les anciens credo et accordait beaucoup d’importance à l'étude des textes hébreux et grecs. L'étude attentive des Écritures était importante pour Luther et les autres réformateurs.
[9] « Plus d’un ont pris la foi chrétienne pour quelque chose de simple… C’est parce qu’ils n’ont jamais expérimenté la foi chrétienne authentique. »
- Martin Luther sur le discipulat
[10]Des lieux profonds je crie à toi, Écoute, ô Dieu, ma plainte. Ouvre l’oreille et entends-moi, Viens dissiper ma crainte. Si tu veux compter nos péchés Et toutes nos iniquités, Devant toi qui subsiste ? Qui donc pourra nous pardonner Sinon toi dans ta grâce ? Tous nos efforts sont condamnés, Quelque bien que l'on fasse. Devant toi qui voudrait crâner, Au lieu d'humblement t'adorer Et vivre de ta grâce. En Dieu seul je veux espérer Non pas en mon mérite. En Dieu mon cœur veut demeurer, Son amour m'y invite. Sa parole est mon seul appui, Ma foi repose toute en lui, Si sûre est sa conduite. Dans l'abondance du péché, La grâce surabonde. Sa forte main vient nous sauver Du prince de ce monde. Il est, lui seul, le bon Berger, Pour délivrer de ses péchés Tout Israël, son peuple. Amen. - Cantique de Martin Luther inspiré du Psaume 130. Traduction de Pierre Vallotton. Luther considérait le Psaume 130 comme un résumé de l’évangile inséré dans l’Ancien Testament. Ce psaume souligne la gravité de notre péché (Si tu gardais le souvenir des iniquités, Éternel, Seigneur, qui pourrait subsister?) et la profondeur de la grâce de Dieu (la miséricorde est auprès de l'Éternel, Et la rédemption est auprès de lui en abondance.). Deux cents ans après, John Wesley allait entendre ce cantique dans un service d’ado-ration tenu dans l’après midi. Il dénom-merait ce jour « l’expérience d’Aldersgate. »
L’éVangile Arrive Aux Caraïbes
En tant que protestants, nous sommes enclins à défendre que les missions ont pris naissance avec la Réforme. Cependant, il ne faut pas oublier qu’aux XVIe et XVIIe siècles, les missions les plus actives étaient menées par les catholiques.
Selon l’avis de nombreux auteurs critiques, les missions catholiques avaient pour unique finalité d’assurer la soumission des peuples conquis au cours des conquêtes coloniales. Ce qui n’est pas totalement faux. Cependant, de nombreux mission-naires catholiques aimaient Dieu profondément et voulaient honnêtement répandre l'évangile. La spiritualité authentique était plus répandue parmi les missionnaires catholiques et les curés que parmi les fonctionnaires à Rome.
Bartolomé de las Casas (1484-1566) est un exemple de missionnaire catholique qui aimait Dieu et ses prochains. Las Casas débarqua sur l'île d’Hispaniola en 1502. Il avait 18 ans. Dès lors, il se consacra à la mission et à la diffusion de l'Évangile.
Il était coutume pour les colons espagnols de prendre des indiens comme esclaves, sous prétexte d’enseigner aux indigènes la foi chrétienne. Mais las Casas put com-prendre que ce système était fondé sur la cruauté et l'injustice. Il devint l’avocat des indiens et réussit à convaincre le gouvernement espagnol d'adopter des lois protégeant les autochtones. Il fut nommé le «protecteur des indiens».
Des lettres écrites par las Callas montrent qu’il a été inspiré par ses convictions chrétiennes. Comme William Carey trois siècles plus tard, las Callas savait qu’aimer Dieu, c’était aimer son prochain. Et cet amour lui guida dans sa politique sociale.
►Comment vos convictions chrétiennes affectent-elles votre vision du prochain? Pouvez-vous donner des exemples spécifiques de la façon dont votre église mani-feste son amour pour les autres à travers ses actions dans la communauté?
Ulrich Zwingli Et la Réforme en Suisse
Ulrich Zwingli[1](1484-1531) était un suisse contemporain de Martin Luther. Ordonné à l'âge de vingt ans, il avait été pasteur à Glaris pendant dix ans, et devint pasteur à Zurich en 1518. À Zurich, Zwingli amorça une réforme similaire à celle de Luther.
Zwingli adopta une nouvelle traduction de la Bible et substitua à la messe un service centré sur les Écritures. Le 1er janvier 1519, Zwingli commença une série de sermons dans le Nouveau Testament qui allait durer quatre ans. Les gens habitués à entendre une liturgie latine entendaient maintenant clairement la Parole de Dieu. Les réformateurs privilégiaient les sermons expositoires de la Bible.
Zwingli se divergeait de Luther sur deux points particuliers. Le premier concernait le Repas du Seigneur. Alors que Luther rejeta la transsubstantiation[2], il croyait que Christ était présent physiquement dans les éléments de communion. Christ, dit-il, est «dans, avec et sous» le pain et le vin.[3] Mais Zwingli rejeta la position des catholiques ainsi que celle des luthériens sur la Cène. Pour Zwingli, le Repas du Seigneur était un mémorial ou un symbole de la mort du Christ.
La deuxième différence se rapportait à l'application de l'Écriture. Bien que les deux dirigeants aient été fidèles au principe de Sola Scriptura, lequel principe laissa pour autant de nombreuses questions sans réponse.
Par exemple, Luther croyait que tout ce qui n'était pas interdit dans les Écritures était autorisé dans les cultes. Tandis que pour Zwingli, tout ce qui n'était pas explicitement ordonné par les Écritures était interdit. Ce qui conduit à des diffé-rences significatives dans le culte. Luther autorisa un large éventail de pratiques dans le culte comme l’usage des orgues à tuyaux, les chorales et les nouveaux hymnes. En revanche, Zwingli supprima les orgues dans l’église car il ne trouvait pas de texte autorisant son utilisation dans le culte chrétien. Pour la même raison, Zwingli n'autorisa pas l'utilisation des bougies, des statues ou de la musique instrumentale dans les églises suisses.[4]
L'incapacité des réformateurs à trouver un terrain d’entente sur ces problèmes aboutit à l’éclatement du protestantisme en plusieurs dénominations. Au lieu d'avoir une seule «église protestante», on a une multitude d’«églises protestantes» avec des conceptions différentes sur diverses questions doctrinales et pratiques.
Malheureusement, les conflits politiques inspirés par la religion parvinrent à infiltrer même les sphères du protestantisme. En 1531, Zwingli lui-même fut tué lors d'une bataille à Cappel contre les cantons catholiques suisses pour les pousser à se soumettre à l'autorité protestante. Quatorze ans après l’apparition des 95 Thèses de Luther, les protestants s’adonnaient à des conquêtes militaires comme l’avait fait l'Église catholique romaine dans le passé. Le rapport entre les autorités civiles et les autorités religieuses continuait d’être une source de conflits religieux.
[1] Le nom de Zwingli est parfois orthographié Huldrych Zwingli.
[2] La transsubstantiation est la doctrine catholique romaine selon laquelle le pain et le vin sont réellement transformés en corps et en sang du Christ. Les laïcs n'étaient pas autorisés à boire le vin. Et le fait de ren-verser le vin était censé répandre le sang réel de Jésus.
[3] C'est ce qu'on appelle la "consubstantiation". Cette doctrine soutient que Christ est "avec" les éléments de la Cène du Seigneur.
[4] Le «principe normatif» d'adoration de Luther dit: «Tout ce qui n'est pas interdit par les Écritures est autorisé dans l'adoration, dans la mesure où il favorise la paix et l'unité de l'Église. » Zwingli et Calvin ont suivi le «principe régulateur » dans le culte. Ce principe stipule: « Tout ce qui n'est pas commandé par les Écritures n’a pas sa place dans le culte d'adoration. »
Jean Calvin Et la Théologie Réformée
Jean Calvin (1509-1564) naquit un quart de siècle après Luther. Il hérita des principes de la réforme de Luther, et aurait été du même avis que lui sur la réponse à chacune des quatre questions qui ont été posées au début de cette leçon.
Jean Calvin était un brillant étudiant à l'Université de Paris, lieu de son premier contact avec les idées de la Réforme. Peu de temps après, il se réfugia en Suisse car son soutien de la cause protestante le fit entrer en conflit avec les autorités. Delà, Calvin publia son œuvre capitale, Les Institutions de la religion chrétienne. Il continuerait à réviser ce travail pendant près de vingt-cinq ans. Il rédigea égale-ment des essais sur la plupart des livres de la Bible.
En 1536, Calvin s'établit à Genève avec le titre officiel de «Professeur des Écritures saintes». Genève devint dès lors la ville où les protestants venus de toute l'Europe apprenaient la théologie de Calvin. L’influence de Zwingli était plus déterminante dans les régions germanophones de la Suisse; tandis que celle de Calvin se faisait sentir dans les régions francophones. Les racines des Églises presbytériennes et réformées remontent à ce théologien français.[1]
La souveraineté absolue de Dieu occupait une place de choix dans la pensée de Calvin, et, influençait du coup tous les domaines de son enseignement. En ce qui concerne le salut, Calvin croyait que l’on est tous prédestiné soit au salut soit à la damnation. Et en ce qui a trait au gouvernement civil, il soutenait qu’il est du devoir de l'Église de veiller à l’établissement du Royaume de Dieu sur la terre.
Luther se démarquait de Calvin sur la question de la relation de l'Église avec l'État. Luther admettait la suprématie de l’État. Les princes allemands pouvaient décider de la religion de chaque région. Calvin par contre insistait sur le fait que le gouver-nement civil n'avait aucune autorité sur l'Église, mais cette dernière pouvait guider les autorités civiles dans les affaires laïques.
Calvin tenta de faire de Genève une société chrétienne. Bien que ses ennemis l'eussent chassé de la ville pendant trois ans, il finit par prendre contrôle de la ville et la dirigea jusqu’à sa mort. Il exigea une profession de foi de la part de tous les citoyens, rendit l'éducation disponible pour tous et excommunia ceux qui n’obéissait pas à la Bible. Le conseil genevois exécuta des dizaines de personnes pour «hérésie».
Si aux yeux de Luther, la suprématie revenait à l’État, Calvin refusait d’accorder le pouvoir absolu aux souverains terrestres. Durant la prochaine génération, les calvi-nistes s'opposeraient aux monarques absolus d'Europe ; les huguenots calvinistes s’opposèrent à la monarchie catholique en France. Aux Pays-Bas, les ministres calvinistes rallièrent le pays pour renverser le régime catholique espagnol. Et en Écosse, John Knox empêcha avec succès «Marie la Sanguinaire» de ramener la nation au catholicisme.
[1] Alerte sur le risque de confusion! L’expression «Églises réformées» ou «théologie réformée» se réfère spécifiquement aux églises qui ont adopté la théologie de Jean Calvin. Mais la «Réforme» est un terme plus large. Ainsi, les Wesleyens font partie de la tradition de la Réforme, mais ne sont pas des adeptes de la «théologie réformée». Cela aurait été plus simple si les successeurs de Calvin avaient choisi un terme différent!
[3]« Si le texte favori de Luther était : Le juste vivra par la foi. Celui que Calvin chérissait le plus était : Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. »
- Bruce Shelley, Church History in Plain Language
Personnalité Chrétienne à Connaître: Jacobus Arminius
Jacobus Arminius (1560-1609)[1] était un théologien hollandais qui contestait certains enseignements de la «Confession de la foi Belge», document qui résumait la doctrine calviniste réformée. Calvin ensei-gnait que Dieu avait créé des hommes pour le salut et d'autres pour la damnation. Cette doctrine de la «double prédestination» soutenait que Dieu décrète, même avant la chute, tous ceux qui seraient sauvés et tous ceux qui seraient condamnés.[2]
Arminius étudia au pied de Théodore Beza, le successeur de Calvin à la tête de l'église de Genève. Cependant, lorsqu'il était pasteur à Amsterdam, il se mit à questionner certains points de la théologie calviniste.
En étudiant Romains 7, Arminius fut convaincu qu’il était possible pour le croyant de vivre en toute liberté par rapport au péché volontaire grâce à la puissance du Saint-Esprit. Comme les pères de l'Église l’avaient admis, Arminius comprit que le septième chapitre de l’épître aux Romains dépictait une personne irrégénérée. Cet incroyant convaincu par le Saint-Esprit de sa culpabilité a «la volonté, mais non le pouvoir de faire le bien».[3] Il essaie d’accomplir la loi de par lui-même. Mais la transformation survient dans Romains 8: 1: «Il n'y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ. En effet, la loi de l'esprit de vie en Jésus Christ m'a affranchi de la loi du péché et de la mort.»
Arrivé au chapitre 9 de Romains, Arminius questionna sérieusement l’enseignement de Calvin sur l’élection inconditionnelle. Il écarta l’idée qu'un Dieu d’amour refuse-rait de gracier qui que ce soit - prémisse nécessaire à la doctrine de la double prédestination. Arminius comprit que la grâce était un don gratuit accordé à tous sans distinction et conclut que la mort de Christ accorda à tous un moyen de s’approprier de la grâce prévenante de Dieu.
Arminius a expliqué que l'élection est «un décret éternel selon la grâce de Dieu en Christ, par lequel il décide de justifier et d'adopter les croyants et de les accorder la vie éternelle…». L’élection n’est pas un choix arbitraire pour élire certains au salut et d’autres à la perdition. Elle est au contraire le choix de Dieu selon sa grâce pour sauver «quiconque croit».[4]
De nombreux calvinistes accusent Arminius de semi-pélagianisme.[5] Ils soutiennent que l'enseignement d’Arminius nie la puissance du péché originel et met sur le compte de l'homme le pouvoir de gagner son salut. Cependant, Arminius affirmait que son enseignement reposait uniquement sur les Écritures, la seule source de l’édification des croyants. Arminius ne nia point le péché originel. D’ailleurs, il enseigna que la grâce de Dieu est assez puissante pour vaincre le pouvoir du péché originel - et laquelle grâce est disponible pour tout le monde.
Après la mort d'Arminius, ses partisans (connus sous le nom de la Fraternité remonstrante) publièrent un document intitulé les Cinq Articles résumant leurs désaccords avec le calvinisme. Les calvinistes ripostèrent à ces Cinq Articles au Synode de Dort. La doctrine calviniste était également résumée dans la Confession de foideWestminster. Les deux tableaux ci-après comparent ces deux courants théologiques. Le premier tableau résume les cinq articles des remonstrants accom-pagnés de la réaction du Synode de Dort et de la Confession de foi de Westminster. Le second utilise une terminologie moderne pour mieux rapprocher les deux sys-tèmes de croyances.
Calvinisme
Arminianisme
Le synode de Dort (1618)et La Confession de Westminster (1646)
Les Cinq articles des remonstrants (1610)
«Par décret de Dieu, pour la manifestation de sa gloire, certains hommes et certains anges sont prédestinés à la vie éternelle; et d'autres préordonnés à la mort éternelle. »
(Confession de Westminster)
Le but éternel de Dieu est de sauver tous ceux qui croient en Christ.
La mort de Christ expie uniquement les péchés des seuls élus.
Christ est mort «pour tous les hommes».
L’homme est totalement dépravé et incapable de répondre à l’Évangile. La régénération est l'œuvre de Dieu seul.
L’homme ne peut, par son propre pouvoir, exercer la foi qui sauve; la grâce de Dieu est nécessaire même pour l'effort humain.
La grâce salvatrice de Dieu est irrésistible pour les élus.
La grâce salvatrice de Dieu n'agit pas de manière irrésistible sur l'homme. Dieu appelle l'homme à lui, mais ne l'oblige pas à répondre.
Ceux qui ont été sauvés ne peuvent pas «déchoir de l'état de grâce ni entièrement, ni définitivement; mais ils y persévéreront jusqu'à la fin et seront éternellement sauvés. »
(Confession de Westminster).
Par la foi en Christ et en la puissance du Saint-Esprit, les cro-yants ont «tout pouvoir pour lutter contre Satan, le péché, le monde et la chair, et pour remporter la victoire».
Calvinisme*
Arminianisme
Dépravation totale. L'homme est totale-ment dépravé et incapable de répondre à la grâce de Dieu jusqu'à ce que Dieu ait régénéré le pécheur.
Nous sommes incapables de répondre à Dieu avec notre propre pouvoir. Cependant, Dieu accorde à chacun une grâce suffisante pour répondre à son appel.
Élection inconditionnelle. Dieu a choisi de toute éternité ceux qui seront sauvés. Dieu retient sa miséricorde au reste de l'humanité, les ordonnant au déshonneur et à la colère pour leur péché.
Le but éternel de Dieu est de sauver tous ceux qui ont foi en Christ.
Expiation limitée. La mort de Christ a fourni l'expiation pour les péchés des seuls élus.
Christ est mort «pour tous les hommes».
Grâce irrésistible. La grâce salvatrice de Dieu est irrésistible pour les élus.
Dieu appelle l'homme à lui-même, mais ne l'oblige pas à répondre.
Persévérance des saints. Ceux qui ont été sauvés ne peuvent pas finalement déchoir de la grâce.
La persévérance est conditionnée par le maintien de la foi en Christ.
* Bien que ces termes ne proviennent pas directement des documents originaux, les écrivains modernes ont formulé les enseignements de Calvin d’une manière beaucoup plus mémorable. En 1932, Loraine Boettner a résume les cinq points de La doctrine réformée de la prédestination du calvinisme en utilisant l’acronyme DEEGP (TULIP en anglais).
►Il est souvent difficile de voir les points forts des courants théologiques de la partie adverse. Cependant, il est possible d’en tirer de nouvelles idées en réflé-chissant à la doctrine sous un angle différent. Cet exercice peut vous aider à mieux comprendre la doctrine des autres dénominations. Quels que soient vos anté-cédents confessionnels, précisez deux forces et deux dangers de la théologie calvi-niste, puis, identifiez deux forces et deux dangers de la théologie arminienne.
[1] Image: "British Library image numérisée de la page 512 de 'Algemeene geschiedenis der Vaderlands...'", extraite de la British Library https://www.flickr.com/photos/britishlibrary/11018029026, "Aucune restriction de copyright connue."
[2] Si vous aimez les grands mots, en voici un pour vous. Le supralapsarianisme est la doctrine selon laquelle Dieu a décrété la damnation de certains hommes, avant la Chute.
[5] Pélage était un moine du cinquième siècle qui s'était opposé à Augustin. Pélage niait que l'homme soit complètement corrompu par la chute. En conséquence, il enseignait que l'homme avait le pouvoir de faire le bien et de gagner son salut par lui-même. Le concile d'Éphèse condamna Pélage comme hérétique en 431.
Conclusion: Forces Et Faiblesses de la Réforme Magistrale
Tous les évangéliques ont une dette énorme envers les réformateurs magistériaux. Martin Luther nous a fait redécouvert la doctrine biblique de la justification par la grâce et par la foi. Ulrich Zwingli a laissé en héritage aux évangéliques l’admiration pour la prédication systématique de la Bible. Jean Calvin rappelle l’importance de la doctrine de la souveraineté de Dieu. Dieu a utilisé les réformateurs pour faire revivre son église après des siècles de déclin.
Cependant, les réformateurs nous rappellent également que Dieu a utilisé des serviteurs imparfaits. Il est vrai que Martin Luther a pu attirer l’attention des croyants sur la justification par la grâce par la foi, mais il n'a pas compris pleine-ment le pouvoir de transformation de la grâce qui les sanctifie. L'utilisation de la force militaire par Zwingli dans sa tentative d’imposer le protestantisme dans les cantons catholiques, était basée sur une incompréhension de la manière dont progressait le royaume de Dieu. Tandis que Jean Calvin qui s’imposa à juste titre par sa noble vision de la majesté et la puissance de Dieu, ne réussit pas à démontrer l'amour de Dieu pour toute l'humanité.
La leçon est la suivante: nous devons toujours revenir à la Parole de Dieu en tant qu'autorité finale. Aucun enseignant humain n'est infaillible. Bien que nous devions apprendre de la tradition et des grands professeurs du passé, notre autorité ultime est la Bible. C'est pourquoi les réformateurs ont insisté sur le principe de la sola scriptura. Ce sont les Écritures qui doivent être notre autorité ultime pour la doctrine et la vie chrétienne pratique.
Leçon 1 Événements Clés de L’Histoire de L’éGlise
Date (A.D.)
Un Événement
1517
LesQuatre-vingt-quinze thèses de Martin Luther.
1536
L’Institution de la religion chrétienne de Jean Calvin énoncent les principes théologiques de la tradition réformée.
1610
Les Remonstrants résument les doctrines des Arminiens.
1618
Les principes du calvinisme sont affirmés par le synode de Dort.
Personnages clés de l'histoire de l'Église
Calvin, John (1509-1564). Réformateur et théologien français qui s’installa à Genève et fut le leader de l’aile calviniste de la Réforme. Il est l’auteur de l’Insti-tution de la religion chrétienne.
Érasme de Rotterdam (c. 1469-1536). Humaniste catholique influent et auteur critique de l’Église ayant publié le premier Nouveau Testament complet en grec.
Luther, Martin (1483-1546). Moine allemand qui déclencha la Réforme protes-tante avec ses quatre-vingt-quinze thèses. Il traduisit le Nouveau Testament en allemand.
(1) Que l’étudiant(e) passe un test sur cette leçon. Lequel test doit inclure des dates de la chronologie des «Événements clés de l’histoire de l’Église» (1517-1618).
(2) Application biographique: Précisez deux leçons spécifiques que l’on peut tirer de la vie de chacun des dirigeants chrétiens suivants. Vous pouvez partager votre point de vue avec le groupe lors de la prochaine séance.
Martin Luther
Ulrich Zwingli
Jacobus Arminius
Projet pour le cours
Dans un délai de trente jours après la dernière leçon, vous soumettrez un article de 6 à 8 pages sur la diffusion du christianisme dans votre pays ou au sein de votre groupe ethnique. Ce document devrait comporter trois parties:
1. L'arrivée de l'évangile à votre peuple
2. Une évaluation de la force de l'église à l’heure actuelle
3. Une vision pour la croissance de l'église dans les vingt prochaines années
Si le responsable de la classe l'approuve, vous pouvez préparer ce document en collaboration avec vos camarades.
Leçon 1 Questions du test
(1) La Réforme a été déclenchée par la publication des 95 Thèses de Luther en ______ (date).
(2) Citez les quatre questions fondamentales pour la Réforme.
(3) La cour impériale où Luther a témoigné s'appelait ____________________.
(4) Citez et définissez les cinq « solas » de la Réforme.
(5) En quoi Luther se distingue-t-il de Zwingli en ce qui concerne les pratiques de culte dans l'église?
(6) Les ___________________ (quel groupe) ont enseigné que l’expiation avait une portée universelle. Les __________________ (quel groupe) ont soutenu que Dieu a choisi de toute éternité ceux qui seront sauvés.
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